De quoi avons-nous peur ?

De nos origines ?

Depuis quelques mois de grands groupes religieux, des Etats-Unis d’Amérique, mènent une lutte acharnée ; dans les écoles, les universités et auprès de la cour suprême des Etats-Unis pour faire interdire et effacer de tous documents d’enseignement la théorie de Darwin. En lieu est place de cette théorie que toutes les disciplines scientifiques accréditent, ils souhaitent voir affirmer que l’homme ne descend pas du singe, mais est bien une créature du grand créateur qui n’est autre que Dieu. En quoi le lien de parenté mis en évidence par Darwin dérange ces étranges religieux ? Le singe est-il si peu fréquentable qu’en descendre serait une injure pour l’humanité ?    

De notre histoire ?

Depuis l’origine de l’humanité, les hommes ont toujours cherché à aller voir au-delà de leur frontière ce qui pouvait bien exister et à l’occasion y importer leur culture, leur coutume quand ce n’était pas pour imposer leur domination de sorte d’étendre leur territoire et leur influence sur d’autres hommes.

 Ces conquêtes ont souvent été l’occasion de combats violents laissant de profonds traumatismes chez ceux qui furent en fin de comptes les battus et les dominés. Que gagne-t-on à vouloir y trouver un rôle positif ? Que peut-il y avoir de positif à la domination d’hommes par d’autres hommes? Pourquoi vouloir par tous les moyens réécrire ou faire voir autrement l’histoire, notre histoire ?

Des virus inconnus ?

Les progrès de la connaissance scientifique et médicale nous ont permis de vaincre de nombreuses maladies aux conséquences ravageuses depuis des décennies. Il est aisé de pouvoir nommer la tuberculose, la peste, le choléra et j’en passe. Nous sommes confrontés aujourd’hui à un nouveau virus, étrange, sournois qui ne dit pas et n’explicite pas clairement son mode de transmission. Uniquement entre volatiles ? De volatile à l’humain quand ce dernier ne prend pas de précaution et vis en trop grande proximité avec lui ? Toujours est-il que l’on ne sait pas, malgré les recommandations et les déclarations rassurantes de toutes les personnes autorisées notre premier réflexe est la méfiance ? N’y a-t-il pas là comme une étrange similitude avec un fameux nuage venu de l’extrême est de l’Europe et qui se serait arrêté sur la ligne bleue des Vosges ?

De notre propre propension à la violence ?

Autrefois nos anciens avaient coutumes de dire d’un enfant turbulent qu’il était rempli de vitalité et que c’était un gage de bonne santé. Aujourd’hui l’évolution sociale étant ce qu’elle est devenue, notre société est moins encline à supporter l’agitation. Toujours est-il que lorsque votre enfant saute sur votre canapé, il peut à vos yeux être pris pour un génie en herbe, mais s’il s’agit de l’enfant du voisin vous renvoyez tout de go cette manifestation à de la mauvaise éducation. Nous avons perdu nos repères et nous ne nous en sommes pas dotés de nouveaux. Nous n’avons pas vu la société évoluer, se transformer et introduire de nouvelles références sans trop en mesurer les conséquences.

Toujours est-il que notre époque ne veut pas s’en voir conter. Il est interdit de se laisser surprendre, puisque que nous avons les outils les mieux à même de prévoir ; alors les enfants agités et autres perturbateurs n’ont qu’à bien se tenir. Les futurs délinquants, les futurs meurtriers, violeurs, pédophiles et autres terroristes vont se voir démasquer par l’infaillible batterie de tests mis au point par l’honorable institut qu’est l’INSERM.

Pourquoi devrions-nous avoir peur des enfants terribles d’aujourd’hui ? De vous à moi et sans détour, vous croyez vraiment qu’il peut un jour exister un outil qui prédise la destinée d’un être humain ? C’est le rêve d’Icare qui revient ou la folie de l’homme à vouloir tout prévoir même l’imprévisible ?

 À trop vouloir, sous l’égide de la peur, contrôler, dominer et s’assurer de ce qui était ce qui est et ce qui sera ; à trop vouloir manipuler les évidences l’homme ne tirant pas grand enseignement de ce qu’il vit ; il se condamne à revivre ce qu’il met tant d’énergie à nier.

Gus le guetteur