Choisir ou ne pas avoir le choix, d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte !

Avoir l’opportunité de se voir offrir un choix, avoir le choix, c’est exaltant et passionnant parce que dans ce cas, face à l’offre, il ne vous reste plus qu’à vouloir opérer un choix selon votre humeur du moment, ou alors tout simplement par comparaison judicieuse entre les offres qui vous sont faites.

Se donner les moyens de son choix, une alternative ; comparable à celle qui précède si n’est que dans ce cas d’espèce, vous êtes à l’origine de l’offre. Vous y êtes pour quelques choses. En somme vous vous en êtes donné les moyens. Le hasard ou la chance ont peu de place dans cette situation-là.

Dans le premier cas comme, dans le second, vous avez, la sensation d’être acteur et responsable de ce qui va advenir. Dans bien des cas, c’est une position favorable, on pourrait même admettre que l’on se rapproche de l’idéal.

Mais quand vous n’avez pas le choix, que l’offre est tellement réduite, voire inexistante ; vous êtes condamné à ne pas pouvoir choisir. L’on ne vous propose rien. Vous êtes face à vous-même, seul désespérément seul ! Votre salut, vous ne le devez qu’à vous seul. Vous avez beau vouloir une  alternative, il n’y a qu’une seule et unique réponse à votre situation. Vous vous jetez corps et âme et vous faites avec cette absence de choix, qui du reste n’en est pas.

Vous connaissez beaucoup de gens sur cette terre, qui un matin se lève, rassemble tout ce qui leur reste d’économies et vont confier leur destin à un inconnu qui leur promet de leur ouvrir les portes du « paradis » des pays du nord, où s’ils y parviennent après bien des péripéties,  viendront, dans des conditions dignes d’un autre âge, tenter de vivre un peu moins misérablement que dans leurs pays du « sud ». À ceux-là, le choix ne leur a pas été proposé. C’était vivre dans la misère et mourir le ventre creux puisque chez eux rien n’est fait pour qu’ils y demeurent. L’absence de choix les condamne à s’expatrier à contre cœur, à subir et subir encore. Subir le vide et la misère de chez eux, subir la rudesse et le manque de considération d’un monde qui ne les attend pas,  qui ne les voit pas.

C’est pour tout cela, face aux conditions de vie que notre pays, La France, offre à tous ses milliers d’immigrés qui n’ont pas choisi mais subissent ; quand j’entends que l’on nous propose d’adopter une loi qui nous ferait passer d’une immigration subie à une immigration choisie ! Le doute et la méfiance prennent place en moi. Après avoir vidé leurs pays des quelques richesses qui les auraient maintenus chez eux, nous allons choisir de poursuivre en vidant ces mêmes pays des seuls cerveaux qui pourraient contribuer au développement et aux conditions d’un retour de ceux qui n’ont pas choisi de s’exiler.

Gus le guetteur