Le sport, en soi, c’est bien connu c’est une école de la vie. C’est une pratique qui permet de se connaître et quand on le pratique avec d’autres, d’apprendre le respect des règles et celui des autres. Le sport, c’est aussi ce qui maintient tout individu en forme, en état de bonne santé. Notre médecin en particulier et la médecine en générale nous le conseillent fortement. Même si, avec l’âge, il faut adapter sa pratique sportive et ne surtout pas présager de ses moyens pour ne pas dire de ses forces.
La pratique du sport, de tous les temps et depuis des siècles, conduit l’homme à se mesurer aux autres et au chronomètre. La performance est un des aspects de la pratique sportive. Quoi de mal à ça ? Quoi de plus naturel ? Rien bien sûr !
Mais je vous invite à y regarder de plus près
Du temps de la Rome Antique, l’Empereur Jules César avait déjà perçu qu’il y avait une manière d’utiliser l’attraction populaire. Quand le peuple sentait que les choses n’allaient pas comme il le voulait ou tout simplement lorsqu’il commençait à grogner parce qu’il avait faim. Jules César avait perçu qu’il pouvait occuper le peuple en le détournant de ses préoccupations en lui offrant les jeux du cirque. Et le peuple était content.
Les dirigeants de ce monde à l’identique de Jules César, ont également perçu tout l’intérêt du sport dans ce qu’il peut procurer de performance et de gloire. Déjà en 1939 le sport est devenu un enjeu de suprématie. Rappelons- nous des jeux de Berlin qui se devaient être à la gloire d’un des plus grands dictateurs de notre monde et proclamer la suprématie d’une prétendue race sur les autres.
Mais malheureusement, l’histoire ne nous convoque pas à plus d’humilité au moment d’en tirer toutes les leçons.
Aujourd’hui, les médias ont pris le relais, et de nombreux sportifs sont prêts à tout pour figurer au haut de l’affiche. Quel qu’en soit le prix, au prix de leur propre vie.
Toujours plus haut, toujours plus vite, toujours plus loin. À ce petit jeu, certain sont plus habiles que d autres.
J’en veux pour illustration le cyclisme et à l’exemple du tour de France. Lorsque que l’on mesure les performances des coureurs en général et de certains en particuliers ; l’on ne peut que s’interroger en toute légitimité. D’année en année, ils vont de plus en plus vite, ils effectuent la grande boucle à un rythme d’enfer et j’entendais un commentateur nous dire qu’ils (les coureurs) allaient aussi vite, sinon plus vite, qu’un vulgaire vélomoteur.
Un vélomoteur ? Mais c’est fou, on n’ose à peine imaginer !
D’accord, la technique a fait d’énormes progrès, le matériel n’a plus rien à voir avec celui de monsieur tout le monde. Le vélo d’Armstrong, peut se soulever avec un seul de nos doigts. Mais quand même.
Les technologies les plus novatrices se sont mises au service du cyclisme comme d’autres sports. Ceci est indéniable. Les conditions d’entraînement et la préparation physique ont chacune pour ce qui les concerne, contribué à accroître les capacités musculaires et respiratoires des coureurs cyclistes.
Mais tous ceux qui font du vélo, occasionnellement ou de manière régulière, savent quel sport difficile et contraignant il représente.
De cet été, tout le monde a en mémoire l’étape douloureuse et pénible de celui qui était donné battu parce que « largué » et au bout du rouleau par la difficulté de l’étape et aussi parce qu’il était dans un jour sans, comme disent les connaisseurs.
Je ne vous donne pas le nom de ce coureur, tout simplement parce que tous ceux qui suivent le cyclisme et tour de France l’on en mémoire et je ne souhaite pas être l’objet d’une plainte pour diffamation alors que l’union cycliste internationale n’a pas encore pris de sanction à son égard.
Revenons à ce qui nous préoccupe, ce jour-là, celui qui sera le vainqueur du tour de France est dans les « choux », il a perdu l’étape et il a perdu la course. Rien de grave en soi, pour nous simple spectateur. Mais les intérêts sont colossaux, les pertes abyssales.
Le lendemain, nous allons assister à ce que personnes ne pouvaient prévoir. Une renaissance. Ce n’est plus le même homme, pas celui de la veille. Il est méconnaissable. Toujours dans une étape de montagne, de celle qui vous « casse » les jambes ; il laisse sur place tous ses rivaux directs. Non seulement il refait son retard de la veille, mais il leur en met « dans la vue » de telle sorte qu’il se met à l’abri de tout retour éventuel et gagne l’étape et le tour, ce jour-là.
Tout le monde est sans voix, admiratif, élogieux, avec des qualificatifs aussi éloquents les uns que les autres. Pas une voix pour s’interroger ou émettre un doute. Cela ne se fait pas ou l’on passe pour un mauvais joueur. Armstrong, le fameux vainqueur de sept tours de France ne l’avait-il pas dit à l’attention de certains commentateurs sportifs français.
Patatras ! Voilà que début Août, le tour est fini depuis le 23 juillet, on nous informe que le dernier vainqueur de l’édition 2006 a été contrôlé positif ! Il se serait dopé. Il demande une seconde vérification, elle est également positive. Son mécène se retire de la compétition, son équipementier l’exclut et lui continue de jurer qu’il y a erreur à son sujet et qu’il est de toute bonne foi.
Moi, je me marre, mais je marre ! Il y a longtemps que le doute s’est installé en moi. Je regarde, j’admire, mais je ne demeure pas dupe de ces jeux du cirque. L’on voudrait nous faire croire que ces grands coureurs ne se dopent qu’à la vitamine C et au jus d’orange que l’on ne s’y prendrait pas autrement.
Allez, circulez ; les jeux sont finis, pour cette édition et à l’année prochaine pour un nouveau numéro.
Gus le guetteur
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