D’entrée de jeu, mettons-nous d’accord, l’intitulé de mon article se veut volontairement provocateur, accrocheur, cherchant de prime à bord la réprobation voire l’indignation.
Comment peut-on dire, affirmer et écrire cela ? Quel irrespect !
Que nenni, rien de tout cela ne se veut provocateur, d’une part de par mes origines d’autre part de par les valeurs fondamentales et les convictions humaines que m’ont laissé mes parents.
Vous n’êtes nullement obligés de me croire. Mais là n’est pas le propos.
Je suis profondément en colère, révolté et agacé par la place et l’attention que notre société moderne accorde à ce que l’on nomme les vieux.
D’abord à quel âge devient-on ou est-on considéré comme vieux ?
Qu’est-ce qu’être vieux ? Et surtout être vieux ce n’est surtout pas une maladie
Nous le savons depuis que le monde est monde et que les femmes et les hommes viennent au monde, que nous allons vieillir ; alors comment expliquons-nous cette hymne au jeunisme que l’on ne cesse de chanter et de louer par tous les temps et sous toutes ses formes.
Vieillir est un état de fait, une étape de toute vie d’être humain, un moment après un autre et avant une fin inscrit dans notre histoire.
Mais il est fou de se rendre compte du peu de considération que notre société accorde aux femmes et aux hommes d’un grand âge. On en fait peu de considération, on les parque entre eux, loin de tout et nous nous donnons bonne conscience en nous disant que nous mettons des moyens et des personnels pour s’en occuper.
Est-ce là notre seule réponse possible ?
C’est à croire que ceux qui conçoivent de tels dispositifs complètement inadaptés, ne se voient pas vieillir et être un jour à leur place.
Les vieux, terme non péjoratif et non irrévérencieux pour moi, méritent notre plus profonde gratitude et respect. Ils ont permis et contribué à ce que tout un chacun nous sommes aujourd’hui sur cette terre. Rien qu’à ce titre nous nous devons de leur tirer notre chapeau bas.
Mais, arrêtons de les considérer comme des malades qu’ils ne sont pas ; ne le sommes-nous pas, nous-même de temps à autre ?
Alors procurons leurs la vie et assurons-les de leur vitalité, même lorsqu’ils peuvent être affaiblis, ils ne sont surtout pas à mettre au rebut. Ils ont encore des savoirs et de l’expérience bien utile à nous transmettre si nous leur en donnons l’occasion et que nous savons prendre le temps d’être à leur écoute.
Rien n’est jamais en finitude tant qu’il y a de la vie
N’oublions jamais qu’une société s’honore par la place et l’attention qu’elle accorde aux plus fragiles d’entre les siens.
Gus le Guetteur
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