Eh oui cela peut vous étonner, mais je m’en suis rendu à l’évidence après en avoir fait l’amère expérience.
Attendre n’a rien de plus banal que le fait de passer un temps donné avant un évènement ou entre deux moments.
Lorsque vous rendez à un rendez-vous chez votre médecin, votre notaire, votre dentiste ; il peut vous arriver d’avoir à attendre un petit temps entre l’heure à laquelle vous aviez rendez-vous et le moment où c’est à votre tour.
Il n’y a là rien que de plus normal.
Ce n’est point de cela que je souhaite vous entretenir aujourd’hui. Ce dont je veux vous faire part c’est une fâcheuse habitude dans ce que je situerais dans un continent au sud de l’Europe. Je vous demande d’accepter de ne pas le nommer, même si j’y suis né et en suis originaire, mais je n’aimerais ni de souhaiter me mettre à mal avec les ressortissants de ce continent.
Ce dont je vais vous parler sont une succession de faits réels, dûment vécus et dont j’ai fait l’amère expérience.
Il s’agit du déroulement d’un rendez-vous. Un ami que vous connaissez bien fixe avec vous un rendez-vous, tel jour à telle heure. Le jour dit à l’heure dites-vous, vous vous pointez au lieu du rendez-vous, vous avez la notion du temps plutôt à l’occidentale et vous êtes à l’heure.
C’est à ce moment-là et à cet instant que tout commence. Vous attendez, dix minutes, trente, une heure, deux heures. Vous ne comprenez pas ce qui se passe et ce qui explique ce temps passé à attendre. Trois heures plus tard, voilà que votre ami se pointe, tout sourire ; vous, vous êtes furax, vous ne comprenez pas cet énorme décalage et vous adressez à votre ami en lui disant « mais, n’avions-nous pas convenu de nous voir à telle heure ? » et lui de vous répondre sans sourciller et sans la moindre hésitation « tout à fait, nous avions bien convenu de nous voir à cette heure-ci ».
Pour la petite histoire et pour bien comprendre le mal à nous comprendre, il faut que vous sachiez que pour vous l’heure du rendez-vous et celle que vous aviez bien convenue initialement ; eh bien non, vous avez tout faux, pour votre ami, l’heure du rendez-vous et bien celle à laquelle il se présente à vous. C’est complètement fou, à ne rien y comprendre et pourtant c’est bien là de l’illustration d’un fait réel. Et qui est loin d’être anecdotique sous ses contrées lointaines, en dessous du Sahara.
Soyez sur vos gardes et ne vous m’éprenez surtout pas. S’il vous prend l’envie d’aller séjourner sous ses contrées ou pour y résider, intégrez bien cet aspect ces choses, dans le cas contraire vous allez au-devant de grandes déconvenues.
Face à cela, je vous propose une tout autre approche si vous vous trouvez un jour confronté ou devez faire face à une telle situation.
Vous avez un rendez-vous, vous êtes à l’heure et vous prenez conscience que dans ce cas d’espèces vous aller devoir prendre votre mal en patience, comme le dit si bien l’adage.

Alors ne vous énervez surtout pas, ne maudissez pas par tous les noms d’oiseaux votre interlocuteur qui vous met dans une telle situation.
Prenez ce temps qui vous est offert (oui positivons pendant qu’il est temps), pour prendre soins de vous, de penser à vous, de vous extraire du réel du moment pour laisser libre cours à votre imagination, votre imaginaire ; laissez vos pensées là où elles vous conduisent, allez là où elles vous invitent, fermez les yeux comme si vous vous abandonniez à une légère petite sieste.
Vous verrez comment cela fait le plus grand bien, prendre ce temps que vous n’avez choisi ni voulu, en faire quelque chose d’acceptable pour vous en lieu et place d’une contrariété.
Sans que vous l’ayez voulu et à force d’habitude et d’une peu de pratique par l’utilisation de tous ces temps considérer comme perdus par une profonde absence en vous-même allez devenir un adepte de la patience ; mettez à profit tous ces temps contrariés à attendre bien involontairement, vous allez vous rendre compte que vous vous faites du bien ; et qu’il n’y a pas de mal à vouloir se faire du bien.
Oh, je vous l’accorde, c’est loin d’être évident, Je vous avoue que cela m’est difficile de ne penser à rien ; mais on y parvient avec une peu d’entraînement et d’assiduité, cela demande un minimum d’effort. En sachant que vous n’avez rien à faire d’autre qu’à attendre, mais attention, je n’ai pas dit tuer le temps et ne pensant à rien. Je vous redis laissez votre imagination et votre tendance à la rêverie prendre tout simplement le dessus.
Vous allez voir, vous ne vivrez plus l’attente comme une offense, vous deviendrez tout simplement un grand adepte de la patience en terrain contrarié par une obligation d’attendre.

Ne dit-on pas « savoir faire contre mauvaise fortune, bon cœur » ?
Alors vous savez ce qu’il vous reste à faire en pareille situation, je vous aurais prévenu. Et en bon entendeur, salut !
Gus Le Guetteur
16 octobre 2022
Laisser un commentaire